Le commerce extérieur s’enfonce dans le « rouge vif »

les echos

L’économie française va mieux. Mais elle pourrait aller beaucoup mieux si elle n’avait pas un plomb dans l’aile. Ce plomb, c’est le commerce extérieur. Sur les onze premiers mois de l’année 2017, la France a importé pratiquement 60 milliards d’euros de plus de marchandises qu’elle n’en a exportées. Et ce déficit profond s’inscrit dans une longue continuité. Depuis maintenant quinze ans, les échanges du pays freinent son activité. A l’exception du rebond de 2010-2011, la contribution du commerce extérieur à la croissance a toujours été négative chaque année depuis 2003. Si cette contribution avait été seulement nulle sur cette période, la production nationale serait aujourd’hui plus élevée de 100 milliards d’euros. Et la bride invisible est loin d’avoir disparu. En 2017, le commerce extérieur a freiné la croissance d’un demi-point de PIB (un demi-point, c’est ce qui manque à la France pour avancer au même rythme que la zone euro). A en croire les prévisions de l’Insee, les échanges freineront encore un peu le PIB sur la première moitié de l’année 2018.

Un excédent courant n’est certes pas une mesure de la compétitivité d’un pays. Il peut refléter une demande intérieure écrasée ou une épargne surabondante pour cause de vieillissement de la population. Il ne doit donc surtout pas être un objectif de politique économique. Mais dans un pays où le chômage dépasse encore les 9 %, où la croissance est donc trop lente pour créer assez d’emplois, un fort déficit est une aberration, voire un scandale. L’explication conjoncturelle n’est pas très difficile à trouver. Les consommateurs qui achètent plus et les entreprises qui investissent davantage ne trouvent pas ce qu’ils cherchent en France. Ils achètent donc des produits étrangers. Le pays souffre d’un problème d’offre et non pas de demande, contrairement à ce que continuent de soutenir quelques économistes égarés.

L’explication structurelle est plus compliquée. Il ne suffit pas de vendre, comme s’efforce de le faire à juste titre le président Emmanuel Macron en Chine. Il faut aussi écouter le consommateur, maîtriser les coûts, améliorer les produits, innover. Il faut aussi davantage de salariés qualifiés, davantage d’entreprises capables de toucher des clients à l’autre bout du monde, davantage de souplesse et de dialogue social dans une économie encore trop souvent ankylosée. Il y a urgence. Mais c’est évidemment une oeuvre de longue haleine. D’autres pays ont montré qu’il était possible de transformer du plomb en or, mais que cette transformation prend du temps. En attendant, la croissance française restera amoindrie.

Source : Jean-Marc VITTORI /  les Echos

Metiss opérationnel en 2018

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Signature de l’accord de concession et de gestion du câble METISS. Le câble sous-marin à très haut débit METISS (Melting poT Indianoceanic Submarine System) porté par 6 opérateurs régionaux (Emtel et Central Electricity Board Fibernet de Maurice, Zeop, Canal + et SFR de France, et Telma de Madagascar) devrait être opérationnel fin 2018 suite à la signature de l’accord portant sur sa construction et son exploitation. Initié par la Commission de l’Océan Indien, le câble METISS, d’une longueur de 3500 km, d’une capacité de 24 000 Gbit/s et d’un coût de 40 MUSD, permettra de relier l’Afrique du Sud à Madagascar, Maurice et La Réunion. METISS viendra renforcer les liaisons internationales de Madagascar actuellement alimenté par les câbles EASSY et LION.

Le jour de gloire est arrivé

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Chaque année, à Noël, l’hebdomadaire britannique L’Economist élit le « pays de l’année », celui qui a le plus progressé depuis 1 an.

Après avoir hésité avec le Bangladesh, l’Argentine, et la Corée du Sud, l’Economist a choisi la France, « La Formidable Nation ».

C’est bien sûr la victoire inattendue d’Emmanuel Macron à la Présidentielle puis aux législatives qui impressionne le journal. C’est aussi la nouvelle donne politique qui sévit en France : on n’est plus de droite ou de gauche mais on est « ouvert » ou « fermé ». Les français ont choisi l’option « ouvert » et l’Economist s’en réjouit. Il salue également les 2 réformes passées rapidement contre la corruption des élus et sur les lois travail dans un pays soit disant « irréformable »

L’Economist a choisi  la France car, jusqu’à ce jour, elle est le pays qui au monde a remporté le plus beau combat contre les ultra-nationalistes, les « fermés »…

L’Europe aide Maurice dans le Digital

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L’Europe aide Maurice dans le Digital

Maurice cherche l’appui de l’Europe pour accélérer la modernisation des services publics
Le ministre des Affaires Etrangères mauricien, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, vient de participer à un Conseil des ministres des ACP à Bruxelles. En marge de cette réunion, le ministre s’est entretenu avec M. Andrus Ansip, le Vice-président pour le Digital Single Market et le Digital for Development Agenda de la Commission Européenne. Les discussions ont porté sur un projet d’assistance européenne pour la mise en ligne des services publics mauriciens et ce, dans le cadre des fonds européens disponibles pour les infrastructures numériques et le programme Digital entrepreneurship en Afrique.
 hugues.reydet@dgtresor.gouv.fr

Puissent nos voisins mauriciens faire appel aux entreprises digitales de la Réunion pour les aider dans leur projet … juste retour des choses…

Maurice sur liste « grise »

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Maurice inscrit sur la « liste grise » des paradis fiscaux de l’UE Maurice n’a pas été inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux de l’UE, rendue publique le mardi 5 décembre et qui regroupe les juridictions fiscales non-coopératives. En revanche, le pays se retrouve sur la liste grise définie par l’UE, qui regroupe 47 juridictions ayant pris l’engagement de souscrire aux recommandations de l’UE relatives à leur politique fiscale. Un délai de deux ans est accordé pour se conformer aux règles. Le vice-président de la Commission Européenne a par ailleurs précisé que les pays qui se trouvent sur la liste grise et qui ne respectent pas leurs engagements à l’issue des deux ans se retrouveraient dans la prochaine liste noire. Pour l’heure, l’UE n’a pas encore défini un calendrier pour une révision de cette liste.  hugues.reydet@dgtresor.gouv.fr

Les entreprises de la Réunion doivent prendre leur avenir en main

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Le Club Export Réunion, en partenariat avec la Région Réunion et la Maison de l’Export a organisé une table ronde placée sous le thème dans laquelle participaient les CCEF de la Réunion.

« L’internationalisation – une approche stratégique logique ».

Les échanges au sein des chaînes de valeur différent des échanges traditionnels et appellent de nouveaux indicateurs, 1/3 des échanges relèvent d’une dynamique non marchande incluant la part des services exportés. Le développement international de nos entreprises réunionnaises est en pleine mutation.Nos représentations évoluent, la définition de l’export invite à une réflexion collective partagée.Comment tirer profit de notre avantage comparatif dans les chaines de valeur régionales ?

Claude BAISSAC, PDG de la société EUNOMIX, spécialiste reconnu de la stratégie, de la gestion des risques et de la politique économique en Afrique, apportera son expertise afin d’identifier ensemble un écosystème export favorable à la mise en oeuvre d’une offre régionale combinée.

Pour Claude Bessac, La Réunion est à la croisée des chemins. Elle reste une économie de rente mais pour combien de temps encore?

Les entreprises réunionnaises ne doivent pas attendre de leurs élus une stratégie à l’export : elles doivent elles-mêmes s’organiser, définir leur offre et leur projet avant d’entraîner les élus à l’international.

Visite de l’ambassadeur de France en Afrique du Sud à la Réunion

5888e2025901d53a-a3581Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Christophe Farnaud est arrivé en Afrique du Sud en Janvier 2017. Il succède à Mme Elisabeth Barbier en qualité d’Ambassadeur de France et du Lesotho.

Christophe Farnaud est venu rencontrer les chefs d’entreprise de la Réunion pour les inciter à venir développer leurs affaires en Afrique du Sud.

Les discussions très pragmatiques ont permis d’envisager de :

  1. Créer un lien avec le comité des CCEF d’Afrique du Sud pour que nous puissions échanger régulièrement sur les affaires dans nos territoires respectifs.
  2. Lancer une étude, à l’instar de celle réalisée sur les relations Réunion/Maurice, pour déterminer les principaux freins aux échanges économiques entre la Réunion et l’Afrique du Sud et surtout de faire des suggestions pragmatiques pour les atténuer.
  3. Travailler avec les services diplomatiques pour que les documents fassent systématiquement mention de la Réunion sur les cartes.
  4. Mettre en place un dispositif pour mieux anticiper les visites officielles gouvernementales ou/et officielles pour que les entreprises réunionnaises soient présentes dans ces rendez-vous importants.
  5. Imaginer des solutions de « portage » qui orienteraient les entreprises françaises présentes en Afrique du Sud à travailler avec des sous-traitants de la Réunion avant de se tourner vers la métropole.

 

 

L’ambassadeur de France à Maurice en visite à la Réunion

ambassadeur mauriceLe nouvel ambassadeur de France à Maurice, Emmanuel COHET, arrivé il y a à peine 2 mois dans l’île soeur, a rencontré les acteurs du monde économique qui opèrent à l’extérieur de la Réunion, et notamment ceux en lien avec notre voisin mauricien.

Il a tenu à rencontrer les CCEF de la Réunion qui viennent de  finaliser leur étude sur les relations économiques entre Maurice et la Réunion.

D’emblée, il se montre optimiste sur les possibilités de la Réunion quant à nouer un véritable partenariat gagnant-gagnant avec Maurice. Il voit de nombreux atouts dans la technicité réunionnaise, notamment dans l’application des normes européennes à la Réunion.

Il souhaite revaloriser la plate-forme Réunion-Maurice et convaincre l’Université de la Réunion de s’associer au projet d’une Université de l’Océan Indien avec l’implication de la Réunion.

Il souhaite mettre tout son poids pour aider au développement de la Réunion, seul département représentant de la France dans l’Océan Indien avec Mayotte.

Il nous donne d’ores et déjà  rendez-vous pour les festivités du 12 mars 2018 pour les 50 ans de l’indépendance de l’Île Maurice

 

Les CCEF de la Réunion à la journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017

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Sylvie Guillery, directrice de la DIECCTE, organisatrice de l’événement

 

Les enjeux liés au développement de l’ile de La Réunion dans les années à venir et la capacité du territoire à répondre aux défis des transformations de la société conduisent à appréhender plus collectivement les questions d’emploi et de compétences et à construire des solutions transversales répondant simultanément aux enjeux de tous les acteurs concernés : les entreprises, les salariés et les populations.

Depuis plusieurs années maintenant, le partenariat entre les différents acteurs de l’emploi et de la formation existe sur le territoire de La Réunion sans forcément que celui-ci soit mis en valeur localement et nationalement et sans que celui-ci produise les effets escomptés notamment en matière de sécurisation des parcours et d’amélioration de la performance et de la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les évolutions des métiers et des qualifications questionnent l’organisation au sein des entreprises mais également au sein même de la l’Etat : comment mieux accompagner l’entreprise en matière de recrutement, de maintien en emploi, de développement des compétences,  notamment lorsque celle-ci connait de nombreux changements ?

C’est tout l’enjeu de la démarche engagée par la Direction des Entreprises de la Concurrence de la Consommation du Travail et de l’Emploi (DIECCTE) de La Réunion à travers  la Journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017 qui a eu lieu ce jeudi 23 novembre au parc des expositions de Saint-Denis.

Cette journée a été inaugurée par le préfet de la Réunion, Amaury de Saint-Quentin qui a rappelé que « la chaîne ne fonctionnera que si tous les maillons jouent leur rôle » et qu’il devient urgent de « travailler ensemble .

21 initiatives territoriales ont été sélectionnées et présentées tout au long de la journée, dont la présentation de Grand Prix VIE qui aura lieu en 2018 et qui a été lancé la semaine dernière.

Maurice en tête des 54 pays africains évalués par l’indice Ibrahim sur la gouvernance.

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L’île Maurice a non seulement maintenu sa première position cette année, mais a également atteint son meilleur score en gouvernance globale mesuré par l’indice de la Fondation Mo Ibrahim. Evalué sur 100, le pays atteint un score de 81,4 % se classant ainsi au premier rang sur une liste de 54 pays africains dont la moyenne est de 50,8 % et de 58,6 % pour l’Afrique australe. Maurice a également réalisé son meilleur score en développement humain, 77,5%.

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