Archives de la catégorie: Océan-Indien

projet de câble sous-marin entre l’Afrique du Sud et Maurice

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Maurice : Alcatel Submarine Networks retenu pour le projet de câble sous-marin entre l’Afrique du Sud et Maurice
La société Indian Ocean Exchange Cable (IOX) vient d’annoncer avoir retenu l’offre d’Alcatel Submarine Networks pour le déploiement d’un réseau en fibre optique entre l’Afrique du Sud (East London) et Maurice avec une extension sur l’ile de Rodrigues. Le câble aura une longueur totale de 8 890 km et une capacité de 54 Térabits par seconde. Dans un second temps une extension est prévue vers l’Inde (Pondichéry) via le Sri Lanka. La première phase du projet dont le coût devrait dépasser les 100 M USD va débuter sur le tronçon Rodrigues-Maurice et la connexion avec l’Afrique du Sud est programmée d’ici fin 2019.
 hugues.reydet@dgtresor.gouv.fr

Une connexion sur la Réunion est également prévue!!!

 

Les CCEF récompensent les VIE

 

 

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Le Comité Réunion des Conseillers Extérieurs de la France a eu le plaisir  de célébrer la remise officielle du Grand Prix V.I.E de l’Océan Indien ce jeudi 12 avril à l’hôtel BOUCAN CANOT

Cet événement a été retransmis en direct (en visio-conférence) entre les trois îles : Madagascar, Maurice et la Réunion. Il associait les VIE VIA en poste dans les îles de l’Océan Indien et Afrique de l’Est.

Etaient présents le Préfet de la Réunion (en direct de Madagascar) et les ambassadeurs de France à Maurice et à Madagascar.

Le premier prix d’une valeur de 1000 euros a été offert et remis par le Groupe Excellence  de la Réunion (Pascal Thiaw-Kine).

 

L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France de passage à la Réunion

groupe boucanL’ambassadeur d’Afrique du Sud basé au quai d’Orsay, Rapulane MOLEKANE (la quatrième personne en partant de la gauche) , est venu visiter notre île pour la première fois.

Cet ambassadeur, né à Soweto et compagnon de Nelson Mandela de la première heure (il a fait plusieurs années en prison) s’est dit enthousiasmé par son séjour.

Il a rencontré les conseillers du Commerce Extérieur de la France pour évoquer des projets pour rapprocher nos pays :

  • possibilité d’échanges entre jeunes
  • stages longue durée en entreprise pour les étudiants réunionnais et sud africains
  • facilités pour faire rentrer la Réunion dans des organismes internationaux (SADC, Comesa, …)
  • Insertion systématique de la Réunion dans les discussions entre la France et l’Afrique du Sud
  • Participation de la Réunion dans le prochain « mondial du business » prévu en Afrique du Sud avant la fin de l’année
  • Consul honoraire d’Afrique du Sud à la Réunion

L’ambassadeur a ensuite rencontré la maison de l’Export, la Région et Nexa.

 

Maurice : déficit commercial record en 2017

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Maurice : déficit commercial record en 2017

Les chiffres consolidés du commerce extérieur font apparaître un creusement du déficit commercial en 2017. Ce dernier s’est élevé à 2,9 Mds USD, soit 23,6 % du PIB, contre 2,5 Mds USD en 2016, soit une dégradation de 16 % en glissement annuel. Les exportations se sont établies à 2,3 Mds USD contre 2,2 Mds USD en 2016, soit une hausse de 3,9 %. En revanche, les importations se sont accrues de 9 % à 5,2 Mds USD en 2017 contre 4,8 Mds USD en 2016. En 2017, le taux de couverture n’est donc plus que de 45 % contre 50 % en 2016.

hugues.reydet@dgtresor.gouv.fr

LES PME DOIVENT S’APPUYER SUR LES COMPÉTENCES D’AUTRES ENTREPRISES QUI SAVENT DÉJÀ VENDRE DANS LE PAYS VISÉ

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« Pour redresser les exportations françaises, articulons ressources publiques et solutions privées »

Dans une tribune au « Monde », Etienne Vauchez, président de l’OSCI, estime que les mauvais chiffres du commerce extérieur français ne seront corrigés que si les PME françaises montent en compétences en utilisant les réseaux professionnels.

 

Ce que sait toute personne qui a déjà travaillé dans une ­entreprise exportatrice – et que corroborent les études académiques menées à ce sujet –, c’est que le premier facteur de succès ou d’échec d’une entreprise à l’export est la plus ou moins grande compétence qu’elle déploie dans son développement international : la qualité des équipes qu’elle y affecte, de sa stratégie internationale, de son marketing, de son service après-vente, etc. ; et ce, avant même la qualité ou le prix de son produit.

Or, en France, on pense souvent que pour exporter davantage il suffit de projeter massivement les PME sur des salons internationaux ou dans des missions de prospection pour qu’elles réussissent à vendre toutes seules. Mais combien de PME françaises ont réellement en leur sein les compétences capables de créer la ­confiance requise pour vendre à des acheteurs coréens, indonésiens ou brésiliens ?

Comment les PME peuvent-elles ­déployer davantage de compétences dans leur prospection export alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens d’investir dans une véritable équipe export ? Tout simplement en s’appuyant sur les compétences d’autres entreprises qui savent déjà vendre dans le pays visé : une PME allemande qui veut se développer dans un pays utilisera en priorité les services d’agents export allemands ou de ­sociétés de commerce allemandes qui y vendent déjà ; les Italiens collaborent entre exportateurs, c’est-à-dire qu’ils chercheront à trouver une autre entreprise italienne qui vend déjà sur le marché visé et pourrait les aider à y placer leurs produits. Les PME de ces pays réduisent ainsi leur temps d’apprentissage des nouveaux marchés et ont un taux de réussite plus élevé.

Jusqu’à présent, l’Etat français a misé sur des actions de projection des PME sur les marchés export ; pour cela, il a fait confiance aux services économiques des ambassades, puis à Business France, aux régions, aux chambres de commerce. Les objectifs (nombre d’entreprises projetées, nombre de « volontaires internationaux en entreprise » placés, etc.) ont en général été atteints, mais sans véritable impact sur les exportations des PME françaises. Pire, ces différents acteurs publics sont devenus concurrents entre eux, de sorte qu’aujourd’hui le gouvernement est obligé de réorganiser le millefeuille du dispositif public.

Mais une simple réorganisation n’aura pas d’impact significatif sur les exportations françaises, car elle ­concerne des opérateurs publics qui, par nature, ne peuvent ni renforcer les compétences export au sein des ­entreprises ni accompagner ces dernières jusqu’à vendre durablement dans les pays ciblés.

Pour redresser les exportations françaises, il faut articuler ressources ­publiques et solutions privées, qui permettront la transformation internationale des PME françaises ; inciter ces dernières à se rapprocher d’entrepreneurs français qui savent déjà vendre dans le pays visé – agents export, responsables export à temps partagé, sociétés de commerce international, consultants animant des groupements d’exportateurs ; mieux définir ce que doit faire le dispositif public, et, en application du principe de subsidiaritéce qu’il ne doit pas faire quand l’offre privée est plus efficace (et dans ce cas, flécher les exportateurs vers cette offre) ; piloter le dispositif public selon un principe de stricte spécialisation des acteurs publics ; laisser la concurrence régir l’évolution du secteur privé, sans chercher à y créer de biais.

Une fois ces règles bien établies émergera un écosystème vraiment favorable à l’internationalisation des PME qui, alliant compétences et financements, nous permettra de réussir sur le terrain de l’exportation, à l’instar de ce qui a été fait pour l’innovation.

Etienne Vauchez est président du think tank La Fabrique de l’Exportation, président des Opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI), fédération professionnelle des sociétés d’accompagnement de gestion export et de commerce international.

 

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