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Commerce extérieur : sale temps pour la France

Commerce extérieur : la France en route pour une nouvelle année noire

Au premier semestre, le déficit a atteint 33,5 milliards d’euros. La hausse du pétrole fait craindre une nouvelle dégradation.

Un porte-conteneurs de la compagnie maritime CMA CGM dans le port de Marseille, le 29 juin.

C’était un très beau contrat. L’un des dix plus grands de l’histoire d’Airbus. Signé en 2016, l’achat de 98 avions par l’Iran devait faire entrer des milliards dans les caisses, et assurer des heures et des heures de travail à Toulouse. Mais voilà, Donald Trump imposant des sanctions à tous ceux qui commercent avec Téhéran au-delà du 7 août, Airbus a fait une croix sur cette gigantesque commande, qui pouvait en laisser espérer d’autres. Trois avions ont été livrés. Les autres resteront à l’état de plans sur du papier. Pour ne pas subir les foudres américaines, Renault a aussi stoppé l’essentiel de ses activités en Iran, de même que PSA, qui y assemblait des milliers de véhicules produits sur place ou expédiés de Vesoul (Haute-Saône) et Mulhouse (Haut-Rhin) en pièces détachées.

Sale période pour le commerce extérieur. Contrairement aux espoirs, la France est partie pour une nouvelle année noire dans ce domaine, d’après les statistiques publiées mardi 7 août par les douanes. Au premier semestre, les importations de biens et de services ont dépassé les exportations de 33,5 milliards d’euros. Le déficit extérieur, véritable talon d’Achille de l’Hexagone, s’est à peine tassé de 1 % par rapport à la même période, très négative, de 2017. La performance paraît piteuse en comparaison avec l’Allemagne, qui a annoncé au même moment avoir dégagé un excédent commercial de 121,5 milliards d’euros en six mois, comme au premier semestre 2017.

Le mois de juin a été particulièrement mauvais. Le déficit s’est creusé à 6,2 milliards d’euros, un des chiffres les plus élevés jamais observés. Une conséquence directe de la hausse des cours du pétrole, la principale matière première au monde, que la France ne produit pratiquement plus. « Le déficit se creuse considérablement pour les produits énergétiques », alors que l’industrie manufacturière a, au contraire, bénéficié de bonnes livraisons d’avions, précisent les douanes.

La suite de l’année s’annonce difficile. Côté importations, nombre de professionnels s’attendent à ce que l’or noir continue de monter, ce qui alourdirait d’autant la facture. Côté exportations, le net ralentissement économique en Europe, ainsi que les mesures protectionnistes lancées par les Etats-Unis, risquent de compliquer la tâche des entreprises. Et voici que le prometteur marché iranien se referme brutalement..

Le « Made in France » se vend moins bien hors des frontières

« On est assez loin du scénario qui avait fait rêver les autorités et nombre d’experts il y a quelques mois », constate l’économiste indépendante Véronique Riches-Flores. Le déficit commercial n’est « pas inéluctable »,affirmait le premier ministre, Edouard Philippe, en février, en présentant une série de mesures censées aider à redresser la barre. Le mois suivant, la Banque de France estimait que le commerce extérieur fournirait pour la première fois depuis des années une contribution « nettement positive » à la croissance en 2018.

Mais cette contribution est restée jusqu’à présent négative, a indiqué l’Insee le 27 juillet. La France s’apprête à enregistrer non seulement son quinzième déficit commercial annuel de suite, mais l’un des plus inquiétants. Au premier semestre, les exportations ont représenté l’équivalent de seulement 87,8 % des importations, un taux parmi les plus faibles enregistrés depuis les années 1970.

« SPÉCIALISÉS DANS LE MILIEU DE GAMME, NOUS SOMMES HANDICAPÉS PAR DES COÛTS SALARIAUX TROP ÉLEVÉS », RÉSUMESTÉPHANIE VILLERS, ÉCONOMISTE AU SEIN DU GROUPE DE PROTECTION SOCIALE HUMANIS

Que se passe-t-il ? En France même, particuliers et entreprises achètent de plus en plus de produits venus de l’étranger, des tee-shirts aux téléphones portables en passant par les logiciels et les machines-outils. En quinze ans, le poids du « Made in ailleurs » dans le marché national est passé de 20 % à 25 %. Et le mouvement se poursuit. Ces trois derniers mois, les importations ont progressé de 6 % en rythme annuel, grappillant encore un peu de terrain sur les produits bleu-blanc-rouge.

Dans le même temps, le « Made in France » se vend moins bien hors des frontières. Entre 2000 et 2017, « la part des exportations mondiales assurée par la France a reculé de façon régulière », pour tomber à 3,7 % en 2017, souligne Ludovic Martin, du Crédit agricole, dans une note datée de juin. Avec une hausse de 4,4 % par rapport à 2017, les exportations tricolores des derniers mois ont seulement permis de stabiliser cette part de marché.

« Manque de compétitivité »

« Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Hexagone, le problème est identique : la France manque de compétitivité », résume Stéphanie Villers, économiste au sein du groupe de protection sociale Humanis. « Spécialisés dans le milieu de gamme, nous sommes handicapés par des coûts salariaux trop élevés », ajoute-t-elle.

Le pays a certes réussi à imposer ses marques à travers le monde dans une poignée de secteurs : l’aéronautique, le luxe, les cosmétiques. « En apportant une forte valeur ajoutée, la France gagne ici des parts de marché, tout en absorbant des coûts de production importants », note Mme Villers. Mais ailleurs, la crise se prolonge. L’industrie traditionnelle s’étiole, et aucun Google ou Facebook français n’émerge.

« La désindustrialisation de la France se poursuit, alors même que l’on constate un redressement de l’industrie dans le reste de la zone euro »,s’inquiète Patrick Artus (Natixis) dans une étude publiée mercredi 1er août. Selon lui, cela ne peut que conduire à une nouvelle dégradation du commerce extérieur, faute d’entreprises à même de répondre à la demande.

Est-il possible de redresser la barre ? Comment ? L’absence d’embellie du commerce extérieur à ce stade, alors que les sociétés ont rétabli leurs marges, conduit à s’interroger. Pour certains, pas d’autre solution que d’aider encore et toujours l’industrie à resserrer ses coûts pour améliorer son offre, dans l’espoir que cela finira par payer. D’autres se montrent plus critiques. « La politique de compétitivité avait du sens dans les années 2000, lorsque les échanges mondiaux étaient en forte croissance et qu’il y avait donc beaucoup à gagner, estime Mme Riches-Flores. A présent que les échanges progressent beaucoup moins, privilégier les entreprises au détriment des ménages paraît plus discutable. »

extraits du Monde du 8 août 2018

Plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

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Madagascar : inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

Le Président Rajaonarimampianina a inauguré le 23 juin une nouvelle centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 20 MW à 10 km d’Ambatolampy (région Vakinankaratra). Initiée en décembre 2016 sur un site d’une superficie de 33 ha, elle a été financée sur fonds propres par la société française GreenYellow, filiale du Groupe Casino, pour un montant de 26 M EUR.

Un projet idéalement situé

La première ferme solaire photovoltaïque développée par GreenYellow sur le sol malgache se situe entre Antananarivo (à 60 km au sud de la capitale) et Antsirabe. Cette implantation stratégique permettra de couvrir les besoins en électricité d’environ 50 000 ménages, tout en répondant à la demande croissante d’énergie liée au développement économique et industriel de la région du Vakinankaratra : +76% en 2 ans.

Un véritable partenariat

Ce projet exemplaire a pu voir le jour grâce à l’association fructueuse d’entreprises malgaches et françaises, qui collaboreront tout au long du développement de la centrale photovoltaïque : recherches foncières, études techniques, construction, … et durant l’exploitation de celle-ci, puisqu’un Contrat d’Achat d’Electricité d’une durée de 25 ans sera signé avec la compagnie nationale d’électricité la JIRAMA.

De plus, ce projet s’inscrit pleinement dans l’ambition d’une coopération régionale renforcée entre La Réunion et Madagascar, en s’appuyant sur les effectifs de GreenYellow à La Réunion et ses équipes détachées à Madagascar.

Un pas de plus vers la transition énergétique

Le projet développé par GreenYellow s’inscrit dans la droite ligne de la politique énergétique de Madagascar et des objectifs fixés lors de la COP 21, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En outre, pour faire face à un besoin en électricité non assouvi et à une demande croissante des zones industrielles, Madagascar tend à diversifier ses sources d’énergies. Cette centrale répondra à ce double enjeu en garantissant l’accès à une énergie propre, fiable, compétitive et dont la mise en place est rapide.

Les chiffres clés :

  • Puissance de la centrale : 20 MWc
  • Superficie : 28 ha
  • Nombre de panneaux : 73 728

 eric.noitakis@dgtresor.gouv.fr

La SEMIR au Mozambique

Depuis quelques semaines, la SEMIR a ouvert, en partenariat avec le Club d’Affaires France Mozambique, des bureaux à Maputo pour offrir des services performants aux sociétés réunionnaises désireuses d’explorer ce marché. Les services prennent la forme de mise à disposition de bureaux et d’accès à un ensemble de ressources  telles que connexion internet, salle de réunion, photocopieuse … dans un environnement de Business Center.

Les tarifs sont particulièrement attrayants : à partir de 130 euros la journée et 1100 euros pour un mois.

C’est une première réalisation concrète. Des projets similaires sont en préparation.

C’est une voie essentielle pour conquérir des marchés.

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L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France de passage à la Réunion

groupe boucanL’ambassadeur d’Afrique du Sud basé au quai d’Orsay, Rapulane MOLEKANE (la quatrième personne en partant de la gauche) , est venu visiter notre île pour la première fois.

Cet ambassadeur, né à Soweto et compagnon de Nelson Mandela de la première heure (il a fait plusieurs années en prison) s’est dit enthousiasmé par son séjour.

Il a rencontré les conseillers du Commerce Extérieur de la France pour évoquer des projets pour rapprocher nos pays :

  • possibilité d’échanges entre jeunes
  • stages longue durée en entreprise pour les étudiants réunionnais et sud africains
  • facilités pour faire rentrer la Réunion dans des organismes internationaux (SADC, Comesa, …)
  • Insertion systématique de la Réunion dans les discussions entre la France et l’Afrique du Sud
  • Participation de la Réunion dans le prochain « mondial du business » prévu en Afrique du Sud avant la fin de l’année
  • Consul honoraire d’Afrique du Sud à la Réunion

L’ambassadeur a ensuite rencontré la maison de l’Export, la Région et Nexa.

 

Jean-Baptiste Lemoyne avec les CCEF à la Préfecture

CCEF10Avant de se rendre à l’Ile Maurice pour les commémorations de l’indépendance, le Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a rencontré le comité des CCEF de la Réunion.

Le comité à remis au ministre son  étude sur les relations commerciales entre les îles sœurs.

Il a été demandé au ministre de soutenir les actions entreprises au sein du PRIE (Plan Régional à l’Internationalisation des entreprises) en donnant un nouvel élan à ce dispositif, d’inclure la Réunion dans les échanges bilatéraux avec les pays africains et  indien-océaniques et de faciliter l’entrée de la Réunion dans les organisations internationales (Comésa, Sadec, IO-RIM, …). Un parrainage est envisagé avec les entreprises françaises basées en Afrique du Sud.

Jean-Baptiste Lemoyne a rappelé les principales propositions du 1er ministre Edouard Philippe à l’EDHEC (Roubaix) ce 23 février, à savoir le développement de la culture à l’exportation,  un financement plus accessible et efficace et des outils plus adaptés (CRM centralisée).

Un grand événement avec un retentissement à l’international est également prévu.

 

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