Archives de la catégorie: Francophonie

Plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

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Madagascar : inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

Le Président Rajaonarimampianina a inauguré le 23 juin une nouvelle centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 20 MW à 10 km d’Ambatolampy (région Vakinankaratra). Initiée en décembre 2016 sur un site d’une superficie de 33 ha, elle a été financée sur fonds propres par la société française GreenYellow, filiale du Groupe Casino, pour un montant de 26 M EUR.

Un projet idéalement situé

La première ferme solaire photovoltaïque développée par GreenYellow sur le sol malgache se situe entre Antananarivo (à 60 km au sud de la capitale) et Antsirabe. Cette implantation stratégique permettra de couvrir les besoins en électricité d’environ 50 000 ménages, tout en répondant à la demande croissante d’énergie liée au développement économique et industriel de la région du Vakinankaratra : +76% en 2 ans.

Un véritable partenariat

Ce projet exemplaire a pu voir le jour grâce à l’association fructueuse d’entreprises malgaches et françaises, qui collaboreront tout au long du développement de la centrale photovoltaïque : recherches foncières, études techniques, construction, … et durant l’exploitation de celle-ci, puisqu’un Contrat d’Achat d’Electricité d’une durée de 25 ans sera signé avec la compagnie nationale d’électricité la JIRAMA.

De plus, ce projet s’inscrit pleinement dans l’ambition d’une coopération régionale renforcée entre La Réunion et Madagascar, en s’appuyant sur les effectifs de GreenYellow à La Réunion et ses équipes détachées à Madagascar.

Un pas de plus vers la transition énergétique

Le projet développé par GreenYellow s’inscrit dans la droite ligne de la politique énergétique de Madagascar et des objectifs fixés lors de la COP 21, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En outre, pour faire face à un besoin en électricité non assouvi et à une demande croissante des zones industrielles, Madagascar tend à diversifier ses sources d’énergies. Cette centrale répondra à ce double enjeu en garantissant l’accès à une énergie propre, fiable, compétitive et dont la mise en place est rapide.

Les chiffres clés :

  • Puissance de la centrale : 20 MWc
  • Superficie : 28 ha
  • Nombre de panneaux : 73 728

 eric.noitakis@dgtresor.gouv.fr

La Thaïlande, hub régional au sein des pays CLMC

 

 

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Les CCE de l’Asie se sont réunis les 7 et 8 juin à Bangkok pour une réunion des Présidents des pays de la zone. Le 8 juin, le comité des CCE de Thaïlande a organisé au Pullmann la JOURNEE THAILANDE 2018 sur le thème de  » la Thaïlande, hub régional au sein des pays CLMV (Cambodge, Laos, Myanmar et Vietnam) ». La journée était composée de conférences, d’un repas  et d’ateliers spécialisés. La France est bien représentée par ses groupes comme Airbus, Accor, Michelin, Chanel… Les taux de croissance de ces structures dans la zone sont de 20 à 30% par an.

Réunion régionale des CCE à l’île Maurice

IMG_1483Les CCE de Maurice, Madagascar et de la Réunion se sont réunis pour la 9ème assemblée régionale les 31 mai et 1er juin au Hilton de Flic en Flac. Les 40 CCE ont évoqué pendant ces 2 journées les avancées du « knowledge Hub » de l’Ile Maurice. Etait invitée la vice-présidente de l’Université de la Réunion chargée des affaires internationales, Anne-Françoise ZATTARA-GROS pour confronter l’offre réunionnaise à l’offre mauricienne. Le vendredi des visites étaient organisées dans les établissements VATEL, MIDDLESEX, MEDINE, CENTRALE NANTES… Il apparaît qu’une complémentarité est possible et nécessaire entre la Réunion et Maurice afin d’attirer des étudiants de l’Afrique qui est la zone « cible » des projets mauriciens : « 3 millions de jeunes sont prêts à prendre les rênes du continent »

Jean-Baptiste Lemoyne avec les CCEF à la Préfecture

CCEF10Avant de se rendre à l’Ile Maurice pour les commémorations de l’indépendance, le Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a rencontré le comité des CCEF de la Réunion.

Le comité à remis au ministre son  étude sur les relations commerciales entre les îles sœurs.

Il a été demandé au ministre de soutenir les actions entreprises au sein du PRIE (Plan Régional à l’Internationalisation des entreprises) en donnant un nouvel élan à ce dispositif, d’inclure la Réunion dans les échanges bilatéraux avec les pays africains et  indien-océaniques et de faciliter l’entrée de la Réunion dans les organisations internationales (Comésa, Sadec, IO-RIM, …). Un parrainage est envisagé avec les entreprises françaises basées en Afrique du Sud.

Jean-Baptiste Lemoyne a rappelé les principales propositions du 1er ministre Edouard Philippe à l’EDHEC (Roubaix) ce 23 février, à savoir le développement de la culture à l’exportation,  un financement plus accessible et efficace et des outils plus adaptés (CRM centralisée).

Un grand événement avec un retentissement à l’international est également prévu.

 

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« La France est devenue le ‘darling’ du monde entier »

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« La France est devenue le ‘darling’ du monde entier » (Pascal Cagni, président de Business France)

La Tribune a rencontré au CES de Las Vegas Pascal Cagni, le nouveau président de Business France. L’ancien patron d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique de 2000 à 2012, également fondateur et directeur général du fonds londonien C4 Ventures, revient sur l’image de la France à l’international et l’exemple de la French Tech. Il détaille aussi ses chantiers à la tête de Business France. Entretien.

Pascal Cagni, président de Business France et ancien patron d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique. (Crédits : DR)

LA TRIBUNE – Vous êtes président de Business France depuis six mois, avec la mission de remettre à plat l’organisation décriée de l’agence. Où en êtes-vous ?

PASCAL CAGNI – Nous travaillons, avec le directeur général Christophe Lecourtier, à élaborer une nouvelle feuille de route pour Business France, dont je devrai piloter la gouvernance. L’enjeu est clair : le déficit du commerce extérieur, historiquement élevé, est passé de 45 milliards d’euros en 2015 à 60 milliards d’euros en 2017. Cela veut dire que les marges de manœuvre pour les entreprises françaises à l’export sont énormes, et qu’il faut améliorer le fonctionnement des établissements publics et privés chargés de l’attractivité des entreprises, pour leur permettre d’être davantage performantes. Pour cela, il y a un enjeu de simplification et de cohérence. Il faut travailler en meute, comme le dit Pierre Gattaz du Medef. Les trois métiers de Business France, c’est-à-dire l’export, attirer des entreprises étrangères en France et développer l’image de la France à l’international, doivent devenir plus efficaces grâce à une meilleure coordination avec les organismes privés et associatifs comme les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les Régions, la CPME, le Medef international, et les organismes d’État qui travaillent sur le territoire.

L’amélioration de la balance commerciale passe aussi par les entreprises dites étrangères en France, qui réalisent 20% des emplois français et représentent 30% des exportations. Quand on arrive à attirer des entreprises en France, non seulement elles créent de l’emploi et de la richesse sur le territoire, mais elles participent à nos performances à l’export. Il faut donc dérouler le tapis rouge aux entreprises étrangères. Heureusement, nous assistons en ce moment à un véritable changement de culture en France vis-à-vis de l’entreprise. J’ai bon espoir que nous allons réussir à tirer parti d’un regain d’intérêt incroyable pour la France à l’international.

Justement, la France, troisième délégation mondiale derrière les États-Unis et la Chine, était encore une fois l’une des attractions du CES de Las Vegas avec plus de 365 entreprises exposantes, dont 320 startups. La tech joue-t-elle un rôle particulier dans l’attractivité de la France ?

Le CES permet indéniablement à la France de rayonner à l’international et oui, le succès de nos startups contribuent au changement de regard que le monde porte désormais sur notre pays. Au CES, la France arrive à donner d’elle-même une image cohérente, avec une présence unifiée et forte derrière le logo de la French Tech, qui est une formidable réussite pour dynamiser l’ensemble de l’écosystème d’innovation. Certaines startups n’existeront plus dans deux ans, c’est vrai, mais cette présence massive est formidable en terme d’image.

La French Tech a réussi a repositionner la France sur la carte mondiale de l’innovation. C’est une réussite dont il faut s’inspirer dans tous les secteurs, même si le retour en grâce de la France dans le monde est beaucoup plus général que le simple succès de notre high-tech.

[Le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, et Pascal Cagni, au CES le 9 janvier]

Vous parlez de présence unifiée derrière la French Tech, mais la plupart des startups françaises au CES sont venues avec leur délégation régionale. Par conséquent, elles n’étaient pas organisées par thématique, ce qui aurait été davantage cohérent et leur aurait offert plus de visibilité. Cette dispersion brouille le message global…

La plupart des délégations affichent tout de même le logo de la French Tech en plus de celui de la région ou de la CCI. Mais vous avez raison. En général, dans un monde désormais spammé par l’information, on ne peut pas gagner quand on a treize marques régionales qui n’ont aucune référence à la nation France. La tech n’a pas vraiment ce problème, car la French Tech est une marque forte et on remarque surtout à Las Vegas que la France est massivement présente. Mais dans la plupart des autres secteurs, l’absence de cohérence globale pose un vrai problème. Les diverses initiatives doivent être davantage coordonnées.

Il faut donc travailler sur le « nation branding », c’est-à-dire l’image de marque de la France. Il faut s’inspirer de la campagne Great du Royaume-Uni : plus de la moitié a été financée par le privé. L’un de mes objectifs est de convaincre les acteurs du privé, mais aussi les régions et les autres moteurs de l’attractivité du territoire qu’il faut tous nous mettre derrière une bannière unique, qu’on décline secteur par secteur. Creative France peut être ce cri de ralliement global. Si on réussit cela, on pourra tirer profit de ce moment rare dans notre histoire, qui se caractérise par un PIB en croissance, par des Français qui redécouvrent leurs attributs, par un monde demandeur de plus de France et par une Europe qui a plus que jamais besoin d’un couple franco-allemand fort.

[A l’image de la région PACA, de nombreuses régions ont profité du CES pour tirer la couverture à elles, au détriment de la cohérence globale de la présence française]

Vous avez une longue expérience internationale et vous venez de rentrer en France. Comment percevez-vous l’évolution de l’image de la France dans le monde ces dernières années ?

En tant qu’ancien haut dirigeant d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique pendant 12 ans, en tant que fondateur d’un fonds d’investissement basé à Londres [C4 Ventures, Ndlr], et en tant expatrié rentré tout récemment en France, j’ai vécu le French bashing et je peux vous dire que la situation aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a ne serait-ce que cinq ans. Les « french fries », les moqueries sur le prétendu protectionnisme économique du pays, les couvertures désastreuses de la presse internationale dont la fameuse « une » de The Economist désignant la France comme l’enfant malade de l’Europe, la polémique sur l’impôt à 75% qui effrayait jusqu’aux conducteurs de taxis californiens… Pendant des années, on a fait tout ce qu’il fallait pour être montrés du doigt et moqués.

Mais les réformes économiques de la fin du quinquennat précédent, et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, ont transformé la France en « darling » du monde entier. Depuis le 8 mai dernier, la France réussit une séquence internationale fantastique. Le regain d’intérêt est palpable, par exemple auprès des investisseurs chinois. Le rôle d’Emmanuel Macron est déterminant pour incarner ce changement d’image, car il donne confiance. Mais en réalité, le président fait simplement ressortir ce qui était déjà là.

Aujourd’hui, et c’est nouveau, le monde remarque ce qu’il y a de positif en France. Il n’y a plus de symbole désastreux comme l’impôt à 75%. Ce que l’on voit au CES, c’est cette France innovante qui gagne. Une France avec un million d’ingénieurs, soit autant que l’Allemagne, mais pour 66 millions d’habitants contre 82 millions outre-Rhin. C’est une France disproportionnellement plus forte et influente que les 0,5% de la population mondiale qu’elle représente. Il faut transmettre cet enthousiasme, c’est aussi ma mission. Répéter à nos PME qu’elles ne doivent plus se satisfaire d’un chiffre d’affaires de leader français, ni même européen, mais qu’elles doivent vouloir devenir un leader mondial.

Propos recueillis par Sylvain Rolland, à Las Vegas.

Sylvain Rolland

 

 

 

Le jour de gloire est arrivé

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Chaque année, à Noël, l’hebdomadaire britannique L’Economist élit le « pays de l’année », celui qui a le plus progressé depuis 1 an.

Après avoir hésité avec le Bangladesh, l’Argentine, et la Corée du Sud, l’Economist a choisi la France, « La Formidable Nation ».

C’est bien sûr la victoire inattendue d’Emmanuel Macron à la Présidentielle puis aux législatives qui impressionne le journal. C’est aussi la nouvelle donne politique qui sévit en France : on n’est plus de droite ou de gauche mais on est « ouvert » ou « fermé ». Les français ont choisi l’option « ouvert » et l’Economist s’en réjouit. Il salue également les 2 réformes passées rapidement contre la corruption des élus et sur les lois travail dans un pays soit disant « irréformable »

L’Economist a choisi  la France car, jusqu’à ce jour, elle est le pays qui au monde a remporté le plus beau combat contre les ultra-nationalistes, les « fermés »…

L’ambassadeur de France à Maurice en visite à la Réunion

ambassadeur mauriceLe nouvel ambassadeur de France à Maurice, Emmanuel COHET, arrivé il y a à peine 2 mois dans l’île soeur, a rencontré les acteurs du monde économique qui opèrent à l’extérieur de la Réunion, et notamment ceux en lien avec notre voisin mauricien.

Il a tenu à rencontrer les CCEF de la Réunion qui viennent de  finaliser leur étude sur les relations économiques entre Maurice et la Réunion.

D’emblée, il se montre optimiste sur les possibilités de la Réunion quant à nouer un véritable partenariat gagnant-gagnant avec Maurice. Il voit de nombreux atouts dans la technicité réunionnaise, notamment dans l’application des normes européennes à la Réunion.

Il souhaite revaloriser la plate-forme Réunion-Maurice et convaincre l’Université de la Réunion de s’associer au projet d’une Université de l’Océan Indien avec l’implication de la Réunion.

Il souhaite mettre tout son poids pour aider au développement de la Réunion, seul département représentant de la France dans l’Océan Indien avec Mayotte.

Il nous donne d’ores et déjà  rendez-vous pour les festivités du 12 mars 2018 pour les 50 ans de l’indépendance de l’Île Maurice

 

Le prochain sommet de la Francophonie en 2018 en Arménie

Le XVIe Sommet de la Francophonie s’est conclu ce 27 novembre 2016 avec l’adoption par les chefs d’État et de gouvernement de la Déclaration d’Antananarivo. Plus de 6 500 participants, dont 20 chefs d’État et de gouvernement et près de 2 500 délégués ont pris part à ce grand rendez-vous.

La Déclaration d’Antananarivo rappelle entre autre le lien indissociable entre une croissance partagée et un développement durable et responsable pour assurer la stabilité du monde et de l’espace francophone. Le texte souligne aussi l’importance de mettre les valeurs francophones au service d’une mondialisation plus harmonieuse et identifie le développement durable et responsable ainsi que l’énergie pour tous comme objectifs prioritaires.

sommet_francophonie_fireflies-oifMichaelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation international de la Francophonie (OIF) et Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar qui accueillait pour la première fois ce Sommet. (Photo Fireflies-OIF).

La secrétaire générale et les chefs d’État et de gouvernement présents au Sommet se sont entre autre réjouis de l’avancée de la Stratégie économique pour la Francophonie avec son emphase sur le soutien à l’entrepreneuriat et la création d’emplois. Les questions d’ordre sécuritaire ont également été au centre des discussions, avec une volonté ferme de mise en commun des effectifs pour la protection des populations et des territoires, ainsi que dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

Enfin, le Sommet de Madagascar marque l’entrée au sein de l’OIF de quatre nouveaux membres. Les chefs d’État et de gouvernement ont approuvé les demandes d’adhésion de la République de Corée, de la République argentine ainsi que celles des gouvernements de l’Ontario et de la Nouvelle Calédonie, portant ainsi à 84 le nombre d’États et gouvernements membres. Ils ont également confirmé la tenue du prochain Sommet de la Francophonie en Arménie en 2018, et en Tunisie en 2020 pour le 50e anniversaire de la Francophonie, dont Habib Bourguiba est l’un des pères fondateurs.

(D’après l’Eco Austral)

Le Sommet de la Francophonie à Madagascar les 26 et 27 novembre

 

mada-francophonie-2La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée « Sommet de la Francophonie », est l’instance suprême de la Francophonie.

Elle fait partie des trois instances consacrées par la Charte de la Francophonie (article 2) avec la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) et le Conseil permanent de la Francophonie (CPF).

Le Sommet se réunit tous les deux ans. Il est présidé par le chef d’Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu’au Sommet suivant. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Le Sommet définit les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un Cadre stratégique décennal. Il adopte toute résolution qu’il juge nécessaire au bon fonctionnement de la Francophonie et à la réalisation de ses objectifs. Il élit le Secrétaire général de la Francophonie.

Le prochain sommet aura lieu à Madagascar les 26 et 27 novembre 2016