Archives de la catégorie: Partenariats

Convention de formation à l’international entre les CCEF et l’IAE

IAE2L’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) , l’Université de la Réunion et le comité des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) de la Réunion ont signé ce lundi 26 février 2018, une convention pour la formation à l’international des étudiants en Licence 3 Gestion de l’IAE.

Les signataires sont Anne-Françoise Zattara-Gros, Vice-Présidente  de l’Université, chargée des relations internationales et de la coopération régionale, Pascal Picard, directeur de l’IAE Réunion et Bruno Millot, Président du comité régional des CCEF.

Ce projet s’inscrit dans l’une des missions des Conseillers du Commerce Extérieur de la France : La formation des jeunes à l’International (sensibilisation par des témoignages d’expérience en export, par l’information sur le dispositif VIE/VIA, par des formations…)

Le comité Réunion des CCE s’engage à intervenir en appui à l’enseignement dispensé auprès des étudiants de l’IAE sous les formes suivantes:

  • Interventions auprès des étudiants
  • Participation à des forums métiers et portes ouvertes
  • Appui à la recherche de stages à l’étranger

Le planning pour 2018 est établi et a démarré le 2 mars. Les modules concernent les contrats à l’international, la stratégie de développement à l’international, les facteurs clés de succès pour exporter mais aussi des enseignements très pratiques sur la préparation à l’expatriation, les entretiens et les CV en anglais ou l’implantation d’une filiale à l’étranger.

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De gauche à droite : Bruno Millot, Françoise Zattara-Gros et Pascal Picard

Lancement du Marché unique aérien africain

Ce 28 janvier 2018, au Siège de l’Union Africaine d’Addis Abbeba, a eu lieu une cérémonie de lancement du Marché Unique Africain du Transport Aérien (Single African Air Transport Market) qui réunit 23 pays africains.

L’intérêt de ce Marché Unique est l’ouverture de l’espace africain en terme de transport aérien, de réduction des coûts transport et de promouvoir le commerce interafricain.

Le Single African Air Transport Market a été inauguré par le Président de l’Union Africaine (UA) en présence du Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat et du Président togolais, Faure Gnassingbe.

Les 23 pays signataires des Accords de ce Single Air Transport Market sont le Rwanda, Afrique du Sud, Benin, Cote d’Ivoire, Kenya, Botswana, Burkina Faso, Cap Verd, Congo, Misiri, Ethiopia, Ghana, Gabon, Guinea, Liberia, Mali, Mozambique, Nigeria, Sierra Leone, Swaziland, Togo, Zimbabwe, Niger.

Kagame fier de cette innovation

« En ce jour, nous lançons un marché Unique de transport aérien des personnes et des biens. C’est un pas mémorable qui donne de l’espoir à nos pays pour ce qui est du secteur de transport. Nous sommes prêts de faire un Marché Commun Africain. Ce projet se fera au cours de cette année », a déclaré le Président Paul Kagame dans le souci de monter beaucoup de projets qui peuplent sa conscience au cours de son court mandat d’une année.

Pour lui, ce Marché Commun Africain ou Zone de Libre Echange Africaine se basera sur l’interconnection des infrastructures socio économiques (routes, energie…) et sur l’économie virtuelle (informatique) dans une sorte de solidarité mutuelle sans qu’un pays ou une région décide de faire cas à part.

Sur ce Chapitre, il est dit que le Président de l’UA, Paul Kagame a convié ses pairs à Kigali pour le 21 mars prochain date où il déclarera ce projet de ZLEC (Zone Africaine de Libre Echange).

 

 

Les CCEF de la Réunion à la journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017

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Sylvie Guillery, directrice de la DIECCTE, organisatrice de l’événement

 

Les enjeux liés au développement de l’ile de La Réunion dans les années à venir et la capacité du territoire à répondre aux défis des transformations de la société conduisent à appréhender plus collectivement les questions d’emploi et de compétences et à construire des solutions transversales répondant simultanément aux enjeux de tous les acteurs concernés : les entreprises, les salariés et les populations.

Depuis plusieurs années maintenant, le partenariat entre les différents acteurs de l’emploi et de la formation existe sur le territoire de La Réunion sans forcément que celui-ci soit mis en valeur localement et nationalement et sans que celui-ci produise les effets escomptés notamment en matière de sécurisation des parcours et d’amélioration de la performance et de la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les évolutions des métiers et des qualifications questionnent l’organisation au sein des entreprises mais également au sein même de la l’Etat : comment mieux accompagner l’entreprise en matière de recrutement, de maintien en emploi, de développement des compétences,  notamment lorsque celle-ci connait de nombreux changements ?

C’est tout l’enjeu de la démarche engagée par la Direction des Entreprises de la Concurrence de la Consommation du Travail et de l’Emploi (DIECCTE) de La Réunion à travers  la Journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017 qui a eu lieu ce jeudi 23 novembre au parc des expositions de Saint-Denis.

Cette journée a été inaugurée par le préfet de la Réunion, Amaury de Saint-Quentin qui a rappelé que « la chaîne ne fonctionnera que si tous les maillons jouent leur rôle » et qu’il devient urgent de « travailler ensemble .

21 initiatives territoriales ont été sélectionnées et présentées tout au long de la journée, dont la présentation de Grand Prix VIE qui aura lieu en 2018 et qui a été lancé la semaine dernière.

Maurice se tourne de plus en plus vers ses voisins…sauf la Réunion…

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Anerood Jugnauth, Premier ministre de l’Île Maurice (Crédits : Reuters)

Ratification par Maurice d’un accord pour la création d’une zone de libre-échange tripartite, COMESA, CAE, SADC. Vingt-sept Etats du continent sont concernés. Maurice a rejoint les signataires le 9 octobre et devient donc le 21° pays à l’avoir validé. Cette zone regroupera trois régions économiques, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) et la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).Cet accord qui devrait normalement entrer en vigueur en début d’année prochaine vise à faciliter la libre circulation des biens et services au sein la zone. Depuis la fin des accords multifibres avec l’Europe il y a douze ans, Maurice se tourne de plus en plus vers ses voisins.

La zone de libre-échange tripartite vise entre autres, la promotion du développement économique et social de la région, la création d’un grand marché unique avec la libre circulation des biens et des services pour promouvoir le commerce intra-régional et améliorer les processus d’intégration régionale et continentale.

L’accord qu’entend signer l’Île Maurice porte plusieurs avantages. Une fois conclu, il permettra la réduction des tarifs douaniers sur les marchandises échangées entre les pays tripartites et la mise sur pied de nouvelles opportunités pour les exportations ainsi que des chaînes de valeur régionales. Une belle opportunité pour l’Île qui pourra plus facilement avoir accès aux marchés.

La zone de libre-échange offre de nouvelles opportunités aux Etats signataires. Elle représente un marché intégré de 26 nations pour une population globale de 632 millions de personnes. Ce chiffre représente à son tour, les 57% de la population de tout le continent africain et un PIB global de 1,3 milliard de dollars (chiffres de 2014).

 

 

 

 

 

 

 

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Signature de la convention INTERREG avec Madagascar

 

 

 

bary_emmanuel_rafatrolaza_didier_robert_gfAprès les signatures de conventions-cadres avec Maurice et les Comores, c’est au tour de Madagascar d’avoir signé le 14 août avec la Région Réunion pour la mise en œuvre du programme INTERREG V Océan Indien 2014-2020.

Le programme INTERREG V Océan Indien 2014-2020 permet à la Région Réunion de disposer de 63,3 millions d’euros du FEDER (Fonds européen de développement régionale) pour mener des actions de co-développement avec les pays de la zone. « Avec l’appui de l’Europe, de nouveaux projets concrets peuvent être engagés, souligne le président de la Région Réunion, Didier Robert. Le programme INTERREG V géré par la Région vise à renforcer les actions de développement. Il nous appartient de l’utiliser au bénéfice de nos territoires. La coopération est une clé de la réussite de La Réunion, la clé d’une véritable dynamique pour la zone du grand Océan-Indien. »
Des axes prioritaires ont été définis par Madagascar et La Réunion :
– Accroître le potentiel international de recherche et d’innovation dans l’océan Indien ;
– Soutenir le développement des échanges économiques dans la zone océan Indien ;
– Renforcer les capacités de connaissance et de valorisation du patrimoine naturel de la zone océan Indien ;
– Élever le niveau de compétence collective par le soutien aux actions de formation et d’échanges.
Ces axes prioritaires, définis par rapport aux objectifs thématiques de l’Union européenne pour 2020, se déclinent en objectifs spécifiques et en priorités et sujets d’intérêt communs. Les projets qui émergeront et pourront être financés devront prendre en compte tous ces éléments. Ces projets peuvent émaner d’institutions,  d’d’organisations professionnelles ou même d’entreprises mais toujours dans le sens du développement de Madagascar et de la coopération inter-îles. Dans le précédent programme, on peut citer des projets aussi divers que la formation d’opérateurs de micro-crédit, la restructuration d’une filière de coopératives rizicoles, l’édition d’un annuaire des experts et consultants de la coopération technique internationale Réunion et Madagascar ou encore un programme de gestion du risque inondations et mouvements de terrain à Tananarive. (extrait de l’Eco Austral)

 

 

 

 

la France, premier pourvoyeur de touristes aux Seychelles

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Air Seychelles, dont l’actionnaire de référence est Etihad Airways, a renforcé sa flotte fin mars avec la réception d’un A330-200 issu de la flotte de la compagnie basée aux Emirats Arabes Unis. Cet avion est destiné à desservir Paris CDG (liaison réactivée en juillet 2015 avec 4 vols hebdomadaires) et Düsseldorf (nouvelle liaison ouverte fin mars 2017 avec 2 vols hebdomadaires). En 2016, les Seychelles ont accueilli 303 000 passagers à l’arrivée (+ 0,3 % par rapport à 2015), dont près de 49 000 visiteurs français (16 %), ce qui fait de la France le premier pourvoyeur de touristes de l’archipel, devant l’Allemagne (13 %), les Emirats Arabes Unis (8 %), l’Italie (7 %), le Royaume-Uni (6 %) et la Chine (5%).
 jerome.chastenet@dgtresor.gouv.fr

Air Madagascar choisit Air Austral

 

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Par Njaratiana Rakotoniaina
En avril 2016, Air Madagascar a lancé le processus de recherche de partenaire stratégique en vue de son redressement. Pour l’aider à concrétiser ce projet, elle a bénéficié du financement de la Banque mondiale et de l’expertise des cabinets IOS Partners Inc. et TroyAvi Aviation Consultants, des spécialistes dans le domaine de l’aviation et du conseil en transaction. La compagnie a alors envoyé 35 cahiers d’informations à l’endroit des investisseurs potentiels jugés intéressés par cette participation au capital de la compagnie aérienne malgache. À l’issue de cette démarche, sept sociétés se sont manifestées dont entre autres Air Mauritius, Airlink, Air Austral, Kenya Airways et Ethiopian Airlines. Les compagnies réunionnaise et éthiopienne ont cependant été choisies en tant que finalistes. Dans le cadre de l’ultime sélection, les cabinets conseils ont remis au conseil d’administration d’Air Madagascar leur rapport d’évaluation et leurs conclusions techniques suite aux séances de négociations qui se sont tenues en parallèle avec les deux compagnies au cours des mois de février et mars 2017. Le conseil a pris acte de ces conclusions techniques, portant notamment sur l’évaluation des plans de développement proposés. Et après cette étape d’évaluation, il a pris la décision de recommander à l’Etat malgache la désignation d’Air Austral en tant que soumissionnaire préféré. La compagnie aérienne réunionnaise est ainsi invitée à finaliser avec l’Etat malgache les négociations en vue de la signature d’un protocole d’accord au 31 mars ainsi que d’un contrat de partenariat stratégique et d’un pacte d’actionnaires au 31 mai prochain.

 

La Réunion pourra elle-même conclure des accords internationaux

La proposition de loi sur la coopération régionale des Outre-mer adoptée par le Sénat

Mayotte, La Guadeloupe, La Guyane, La Martinique et La Réunion pourront conclure elles-mêmes des accords internationaux. Proposée par le député (DVG) de la Martinique Serge Letchimy, cette loi va ouvrir des horizons économiques nouveaux aux collectivités d’Outre-Mer. “Vitrines avancées de la France, les Outre-mer doivent sortir de leur dépendance envers la métropole et l’Union Européenne pour accéder de plain-pied au marché des 300 millions d’habitants de la grande Caraïbe”, a plaidé Guillaume Arnell (RDSE, à majorité PRG, Saint-Martin).

Après avoir été adoptée à l’unanimité par les députés le 24 mars dernier, le Sénat en a fait de même. La proposition de loi du député de La Martinique Serge Letchimy facilitera les actions extérieures des Outre-mer, en particulier en matière économique.
Ce texte concrétise un changement d’approche majeur et une avancée essentielle pour les Outre-mer”, s’est félicitée la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts. “Grâce à ses collectivités d’Outre-mer, la France a la chance de pouvoir rayonner dans toutes les régions du monde« , a-t-elle poursuivi. “Ces territoires démultiplient son influence et la coopération régionale rompt avec une logique contre-productive”.  Elle a aussi estimé qu’“une nouvelle génération de jeunes ultramarins, ouverts sur leur environnement proche, pourra émerger”.

Business France et l’OSCI signent un partenariat historique

Business France et l’OSCI signent un partenariat historique

Le 2 novembre, à 12h30, Muriel Pénicaud et Étienne Vauchez, respectivement directrice générale de Business France et président de la fédération des Opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI), ont conclu une convention de partenariat que l’on peut qualifier d’historique pour l’écosystème du commerce extérieur français, tant les tensions étaient fortes entre l’agence publique d’accompagnement à l’international des entreprises et la fédération professionnelle des sociétés d’accompagnement à l’international (SAI) et de négoce. Un texte qui a nécessité plusieurs mois de négociation, et dont la Lettre confidentielle avait annoncé le projet dès le mois de juin*.

Cette convention inédite a d’ailleurs été signée solennellement au Quai d’Orsay, à l’issue d’un Conseil stratégique de l’export, en présence de Mathias Fekl, le secrétaire d’État au Commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l’étranger. Elle est le fruit d’une « intense concertation », d’après un communiqué de presse commun de Business France et l’OSCI publié le jour-même, qui insiste également sur les « complémentarités » entre les deux opérateurs.

Assurer le suivi des rendez-vous Business France

La convention de coopération vise ainsi « à renforcer la lisibilité et l’efficacité du dispositif d’accompagnement à l’export » en créant, par exemple, entre les deux opérateurs, « des passerelles (non exclusives) entre leurs prestations respectives, notamment entre l’amorçage et l’ancrage ». Trois domaines sont, en fait, visés :

1 -« la recherche d’informations marchés, de participation à des opérations et rencontres collectives, de VIE, de prestations de communication et de relations publiques, etc. » ;

2 –les missions individuelles de prospection ;

3 –la coopération en France.

Sur le premier point, « l’OSCI croit que pour toute une série d’activités – pensez aux actualités règlementaires, car les règlementations peuvent être des barrières pour les entreprises, mais aussi les études de marché ou les participations à des salons – Business France fait bien son travail. Nous et nos clients, nous avons besoin de Business France », commente Étienne Vauchez.

S’agissant de l’accompagnement individuel, même volonté de clarifier les rôles. « A l’OSCI, remarque son président, on fait aussi des rendez-vous, mais pour ceux qui sont organisés par l’opérateur public, on peut être utile pour le suivi. L’entreprise va avoir besoin d’un agent qui va faire la vente, qui va incarner le service après vente et l’activité commerciale sur place ».

Enfin, concernant la coopération en France, si l’OSCI compte 200 SAI membres, elle a également comme adhérents quelque 2 000 sociétés de négoce qui sont actives. D’après le communiqué commun, ces opérateurs peuvent prendre le relais pour « prospecter des pays où la taille limitée du marché, sa difficulté d’approche, ou encore le manque de ressources export de l’entreprise rend une prospection directe trop aléatoire ».

La hache de guerre enterrée

Sous les mots « coopération », « intense concertation », « confiance » que l’on retrouve dans le texte de la convention de partenariat, il faut comprendre que la hache de guerre est définitivement enterrée. Et ce n’est pas peu dire.

Il y a encore deux ans, l’OSCI accusait Business France – appelée à l’époque Ubifrance avant son rapprochement avec l’Afii (Agence française pour les investissements internationaux) – de mener une compétition déloyale, en utilisant l’argent public en dehors de ses activités subventionnées. Saisie pour avis, l’Autorité de concurrence lui avait donné raison en indiquant, en septembre 2014, que « les subventions allouées à Ubifrance (ndlr : 70 % de son budget) » devaient « être exclusivement affectées aux activités de service public sous peine de fausser le libre jeu de la concurrence ». Précisant son jugement, cette autorité avait recommandé à Ubifrance « la mise en place d’une comptabilité analytique propre à chaque activité ».

En mars 2015, l’OSCI avait réitéré ses critiques, en dénonçant la convention de partenariat signé par Business France avec le réseau des Chambres de commerce et d’industrie à l’international (CCIFI), qui, selon elle aggraverait « encore les distorsions de concurrence public/privé sur le marché de l’accompagnement export des PME », en favorisant « les CCIFI sur le secteur de l’arrimage des démarches export » et donc « en perturbant la concurrence jusqu’ici loyale entre les CCIFI et les OSCI sur ce secteur ». Enfonçant le clou, la fédération présidée par Étienne Vauchez avait accusé Business France d’avoir créé « une position dominante sur le marché de l’accompagnement des PME à l’export » par les différentes conventions que l’agence nationale avait signées avec les CCI de Région (CCIR), dont CCI International est une structure mutualisée, les CCIFI, les Régions (PRIE/Plan régionaux d’internationalisation des entreprises) et Bpifrance.

La confiance maintenant établie entre les deux opérateurs

Le 15 mai 2015, Muriel Pénicaud était nommée à la tête de Business France et de l’Afii avant leur fusion. « Nous avons déjeuné ensemble et nous nous sommes parlés, se souvient Étienne Vauchez. Nous avons su nouer des relations personnelles, à un moment où les équipes des deux côtés étaient à cran. Aujourd’hui, tout le monde est content. La confiance est bien établie entre les premiers cercles de décision. Business France a aussi établi une comptabilité analytique, ce qui ne pouvait pas se faire avec une baguette magique. Ça demande de changer des habitudes bien ancrées ».

Concrètement, selon le président de l’OSCI, il a fallu une grosse année et beaucoup de ténacité pour être mise sur un pied d’égalité avec les opérateurs publics. L’OSCI est une organisation plutôt rare en Europe, le métier de l’accompagnement privé y étant beaucoup moins développé. Elle compte, pour sa part, une vingtaine de membres de plus d’une centaine de salariés, à l’instar de Pramex, Cifal, Altios, Salveo ou encore Sopexa.

Un chapitre sur « les bonnes pratiques concurrentielles »

Toutefois, avant de signer la convention nationale, Business France et l’OSCI s’étaient déjà entendus pour mener des opérations pilote dans cinq pays : Allemagne (16 mars 2016), Italie (18 mars), Algérie (12 avril), Vietnam (19 mai), Russie (26 juillet). D’autres seraient, d’ailleurs, en préparation, la convention nationale valant en principe pour les 30 pays (**) dans lesquels l’OSCI possède un délégué.

Preuve que la persévérance finit par payer. Les deux partenaires se sont entendus pour que dans la convention nationale figure un chapitre « mettre en place de bonnes pratiques concurrentielles sur le marché des services d’accompagnement des PME à l’international ». On y retrouve « les recommandations de l’avis de l’Autorité de la concurrence du 31 juillet 2014 », la mise en place d’une comptabilité analytique chez l’opérateur public devant permettre « que la totalité de la subvention publique » soit « bien affectée aux services proposés dans le cadre de la mission de service public » et « qu’elle pratique des prix de vente couvrant ses prix de revient réels et sa marge sur les services proposés hors mission de service public et relevant donc du secteur concurrentiel ».

Reste à l’organisation professionnelle à compléter le cercle vertueux de ses partenaires car contrairement à l’agence publique, l’OSCI n’a pas encore signé de convention avec les réseaux consulaires. Un dossier jugé prioritaire par Étienne Vauchez, qui, sauf surprise, se succèdera à lui-même pour un deuxième et dernier mandat de trois ans – les résultats des élections à l’OSCI devraient être connus la semaine prochaine. Les CCI en France et à l’étranger ayant décidé de jouer la carte du « continuum consulaire » dans leur offre d’appui aux entreprises, un partenariat avec ces réseaux, sur le modèle de celui avec Business France, ne s’annonce pas facile. « Il y a une logique de marque chez les CCI et ça fait sens sur le plan opérationnel. Mais nous, opérateurs privés, nous demandons l’équité », indique, sans ciller, le président de l’OSCI.

 

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